jeudi 7 juillet 2011

Utopie d'esthétisme












Cette époque, à laquelle la sensibilité et la beauté sont si étrangères, n’est peut-être pas la mienne.

Je suis une superficielle, de celles que l’opinion publique se plaît à détester. La simplicité du confort esthétique propre aux indisciplinés me dégoûte et en être entourée m’afflige à chaque jour.

Si je possède une certaine beauté ou une élégance distincte, c’est au prix de douleurs quotidiennes, de tourments et de sacrifices. Ce que les mentalités saines dépeignent comment étant la beauté n’est que vulgarité à mes yeux, car qu’est-ce qui peut ne pas l’être, sans travail, sans discipline et sans recherche? Ces déblatérations de mauvais goût me laissent sans voix et j’aimerais renvoyer aux regards toute la haine dont ils m’accablent, quand ils considèrent ma superficialité comme un crime. Mais je suis si troublée que je baisse les yeux.

La simplicité et le négligemment qu'elle attire ne donnent à ce monde que laideur, et la laideur qui peut être à sa façon intéressante n’est ici que morne et sans intérêt ni détail. Cela me rend triste et je cultive une haine profonde envers tous les individus qui adhèrent à cette mentalité grossière.

Les superficiels ne sont pas tous puérils, légers et frivoles. Ils sont sensibles, perfectionnistes et bouleversés par les horreurs du monde. Tout comme les bien pensants consentent à prétendre d’être.

''Condemnation, why ? Because my duty was always to beauty And that was my crime''
 Depeche mode, condemnation











2 commentaires:

Lillyness a dit…

Ton texte est tellement vrai..

Anonyme a dit…

j'adore se que tu écrit !
Ça a une certaine profondeur qui me touche.