lundi 17 octobre 2011

le rêve chimérique





Un rêve. Comme je n’ai pas le droit d’en faire. L’on ne me croirait pas d’ailleurs, je ne me croyais pas moi-même capable d’une telle chose.

Peut-être essaie-je d’oublier les évènements qui le marquent. Ils sont, après tout, tout ce que je m’efforce d’éviter, les hérésies qui me dégoûtent et sur lesquelles je ferme les yeux.  La sensation que j’en garde est cependant inoubliable, digne d’une atmosphère mythique et impossible où la légèreté règne, où je n’occupe pas la place de la maîtresse des lieux. Cette sensation s’évapore à mesure que les heures passent ; ce matin elle me transperçait l’âme et ce soir, j’aurai replongé dans ma sévérité. C’est cette même sévérité qui m’a demandé tant de discipline, d’efforts et de haine et que malgré moi, je ne veux pas retrouver.

Ce rêve est sans doute ce à quoi rêverait n’importe quel individu. Il est le rêve de chacun. Et l’idée qu’il soit le plus sale de mes espoirs me dégoûte de moi-même. J’aurais aimé ne  jamais le découvrir et si cette utopie se présentait dans la réalité que j’essaie de construire, je ne sais si j’arriverais à faire un pas vers l’arrière et à lui tourner le dos comme il se devrait. Oui, peut-être affirmerais-je mon humanité et accepterais-je ce que l’on décrit de bonheur au profit de mon propre abrutissement. 

«Mais ce n'était pas pour lui que je me tourmentais, c'était ma rancune que je chérissais»
Dostoïevski, les frères Karamazov




1 commentaire:

Elis∆ a dit…

Ton blog me plait, tu as tout d'abord une super façon d'écrire, l'univers en photo est intéressant, j'aime l'ambiance qui règne ici.